Un jeune homme tué par balles à quelques mètres du terrain Hops
Par Gesnel Moïse
Un jeune homme de 24 ans a été tué par balles mercredi soir au 52, avenue Maïs-Gâté, à quelques mètres du terrain Hops. Selon des informations recueillies auprès de sa famille, la victime habitait dans le secteur.

Des hommes lourdement armés ont enlevé Alexis Claudeson, dit Andy, et son ami devant l’entrée de leur domicile, alors qu’ils s’apprêtaient à acheter une saucisse. Les ravisseurs ont finalement épargné son ami et l’ont laissé partir. Alexis Claudeson, lui, aurait reçu plusieurs projectiles dans le dos et au bras droit. Des témoins rapportent que plusieurs tirs ont été entendus dans le quartier, notamment vers 21 h 40.
Au lendemain de l’incident, plusieurs proches se sont rendus sur les lieux, en larmes, pour constater la scène. Le jeune homme a été retrouvé au sol, baignant dans son sang, vêtu d’un tee-shirt bleu marine et d’un pantalon noir, pieds nus.
Selon la mère de la victime, Alexis Claudeson était sorti acheter une saucisse peu avant les tirs. « C’est moi qui lui avais donné 50 gourdes pour acheter une saucisse », a-t-elle témoigné, encore sous le choc.
Sa mère a également indiqué qu’Andy était son fils aîné. Elle a expliqué qu’elle avait deux enfants, une fille et un garçon, désormais décédé. « J’ai perdu un mari, un ami », a-t-elle déclaré avec émotion.
Des douilles de calibre 5,56 ont été retrouvées sur les lieux. Des proches décrivent Alexis comme un jeune homme sage et respectueux. « S’il était un mauvais garçon, nous ne serions pas présents ce matin à laisser nos travaux pour venir ici », a déclaré un citoyen. Les circonstances précises du meurtre et l’identité des auteurs restent à établir.
Cette nouvelle mort illustre une fois de plus l’insécurité qui continue de frapper la population, particulièrement les jeunes, jusque dans des gestes aussi ordinaires qu’aller acheter de la nourriture à quelques mètres de chez soi. Entre enlèvements, tirs et exécutions, combien de jeunes vies devront encore être fauchées avant que les habitants puissent simplement sortir de leur maison sans craindre de ne pas y revenir ?
Le Reflet









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