Rapport de l’ONU : Moïse Jean-Charles contre-attaque, accuse les experts de mensonge et défie ses détracteurs
Milot, 11 octobre 2026 — Moïse Jean-Charles hausse le ton face aux experts des Nations unies. Devant une foule réunie à Milot, dans le département du Nord, le leader de Pitit Dessalines a vivement contesté les conclusions du rapport onusien le mettant en cause dans le commerce des civelles, communément appelées « zangi » en Haïti.

Qualifiant les experts de l’ONU de « menteurs », l’ancien sénateur a rejeté les accusations portées contre lui et dénoncé ce qu’il considère comme une attention sélective à son égard. Pour appuyer son argumentaire, il a évoqué plusieurs dossiers de corruption, notamment ceux liés à l’Office national d’assurance-vieillesse (ONA) et à PetroCaribe, estimant que d’autres affaires mériteraient également d’être examinées.
Au cours de son intervention, Moïse Jean-Charles a aussi cité sept personnalités politiques qu’il accuse de pratiques qu’il dénonce, tout en affirmant ne pas être impliqué dans de telles activités. Ces déclarations, qui élargissent la controverse à d’autres acteurs de la vie publique, n’ont pas été indépendamment vérifiées.
Le dirigeant de Pitit Dessalines a également profité de cette prise de parole pour réaffirmer ses ambitions politiques. Se présentant comme le leader du pays, il a déclaré qu’il entendait jouer un rôle déterminant dans l’annonce des prochaines échéances électorales, une affirmation qui traduit sa volonté de rester au centre du débat politique national.
Cette sortie intervient alors que les conclusions du rapport des experts de l’ONU suscitent une vive réaction de la part du responsable politique et de son entourage. Entre contestation des accusations, dénonciation de pratiques présumées de corruption et affirmation de son leadership, Moïse Jean-Charles tente de déplacer le débat vers la responsabilité des autres acteurs politiques.
Reste à savoir si les éléments avancés par les différentes parties permettront d’éclaircir les faits. En attendant, cette confrontation relance les interrogations sur la transparence, la responsabilité publique et les enjeux politiques entourant les prochaines élections en Haïti.









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