« Peze Tete ak Penti » : une nouvelle pratique controversée qui alarme la société haïtienne
- Joel Agoudou
- il y a 17 heures
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Depuis quelque temps, une pratique inquiétante gagne du terrain parmi certains jeunes : des jeunes garçons trempent leurs mains dans des récipients de peinture colorée avant de les presser sur le sein de jeunes filles. Baptisée par certains « Peze Tete ak Penti », cette tendance suscite de vives réactions et divise l’opinion publique.

Pour une large partie de la société, il s’agit d’une forme d’agression sexuelle, d’autant plus que la majorité des jeunes impliqués ne sont pas encore majeurs. Plusieurs professionnels du droit rappellent que de tels gestes sont interdits par la loi et relèvent du champ des atouchments sexuels non consentis, considérés comme des délits graves. La législation prévoit des sanctions allant de lourdes amendes à des peines de prison, particulièrement lorsque les victimes sont mineures.
D’autres voix, en revanche, estiment que les jeunes filles portent une part de responsabilité en acceptant de participer à ces pratiques. Une position qui alimente le débat mais qui, selon des spécialistes, ne saurait justifier ni minimiser la gravité des actes posés.
Ce que dit la loi ?
Toucher une personne avec une intention sexuelle sans son consentement est prohibé et assimilé à une agression. Lorsque la victime est un enfant ou un adolescent, la loi renforce la sévérité des sanctions, car si l’auteur occupe une position d’autorité comme enseignant, supérieur hiérarchique, entre autres , la gravité du crime est aggravée. Et, comme sanctions, elles peuvent inclure la prison, des amendes ou les deux, selon la gravité des faits.
Face à cette dérive, plusieurs acteurs sociaux appellent à une prise de conscience. Les parents, les directeurs d’écoles et la société dans son ensemble sont invités à assumer leurs responsabilités en sensibilisant les jeunes sur la notion de consentement et sur les limites à ne pas franchir. Beaucoup de jeunes, rappellent les spécialistes, ne savent pas reconnaître qu’ils sont victimes d’un « tizonnay » ou d’un abus.
Beaucoup plus d’un pensent qu’ils ne faut pas normaliser cette pratique qui porte atteinte à la dignité et à l’intégrité des jeunes filles. Ils estiment également qu’il est urgent de mettre fin à cette tendance avant qu’elle ne s’installe durablement dans les comportements.
Le Reflet






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