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« Le ministère de la Justice doit révoquer Muscadin », déclare Me Guerby Blaise, qui alerte sur les conséquences de sa candidature

1 oct.
3 min de lecture

Pétion-Ville, 1er octobre 2026.- La candidature du commissaire du gouvernement Jean Ernest Muscadin à la présidence de la République suscite déjà des interrogations sur sa situation au sein de l’administration publique. Intervenant ce jeudi matin à l’émission « Impasse » de Radio Télé Scoop FM, moins de 24 heures après l’annonce de cette candidature, l’homme de loi Me Guerby Blaise estime que le ministère de la Justice et de la Sécurité publique doit prendre une mesure disciplinaire à l’encontre du magistrat.

Selon Me Guerby Blaise, le maintien de Jean Ernest Muscadin dans ses fonctions de commissaire du gouvernement alors qu’il est désormais candidat à la présidentielle pose, à ses yeux, un problème au regard des dispositions légales régissant les agents publics et les membres du ministère public.


L’homme de loi s’est notamment référé à la législation haïtienne de 2007, qu’il considère comme l’un des fondements juridiques permettant au ministère de la Justice d’intervenir dans ce dossier. Il soutient que le statut de Jean Ernest Muscadin doit être clarifié à la lumière des textes applicables, compte tenu de son engagement dans la compétition électorale.


Me Blaise réclame une mesure du ministère de la Justice


Pour l’avocat, le ministère de la Justice ne devrait pas rester sans réaction face à la candidature du commissaire. « Le ministère de la Justice doit révoquer Muscadin », a déclaré Me Guerby Blaise au cours de son intervention.


Il estime qu’une absence de mesure pourrait également créer, selon son analyse, un précédent dans le traitement des autres responsables publics qui souhaiteraient se porter candidats aux prochaines élections.


« Si le ministère ne le révoque pas, le décret ne pourra pas être appliqué à aucun autre candidat qui occupe une fonction dans l’État », a soutenu l’homme de loi, faisant valoir la nécessité, selon lui, d’appliquer les mêmes règles à tous les candidats concernés.


« Il sera considéré comme le candidat du gouvernement », affirme Me Blaise


Me Guerby Blaise considère également que le maintien de Jean Ernest Muscadin dans ses fonctions pendant sa candidature pourrait avoir des conséquences sur la perception du processus électoral.


« S’il n’est pas révoqué, il sera considéré comme le candidat du gouvernement », a-t-il déclaré, estimant que cette situation pourrait alimenter des interrogations sur l’impartialité de l’État dans le cadre de la compétition électorale.


Cette déclaration intervient alors que Jean Ernest Muscadin est désormais présenté sur la plateforme officielle du Conseil électoral provisoire comme candidat à la présidence de la République.


Une controverse juridique qui s’ouvre


Au-delà de la déclaration de Me Guerby Blaise, la situation de Jean Ernest Muscadin soulève désormais une question plus large : celle de la compatibilité entre l’exercice d’une fonction au sein du ministère public et la participation à une élection présidentielle.


L’examen de cette question devra notamment tenir compte des dispositions du décret électoral, des textes encadrant le fonctionnement du ministère public ainsi que des règles applicables aux agents et fonctionnaires de l’État.


À ce stade, les propos de Me Guerby Blaise constituent son interprétation juridique et sa position sur les mesures que devrait prendre le ministère de la Justice. La décision éventuelle des autorités compétentes ainsi que l’appréciation des instances électorales devront, elles, être fondées sur les textes légaux et réglementaires applicables.


La candidature de Jean Ernest Muscadin ouvre ainsi un nouveau débat autour des conditions dans lesquelles les responsables publics en fonction peuvent participer à la course présidentielle de 2026.

 
 
 

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