BED Ouest I : plusieurs structures politiques réclament la révocation de Wally Désance
Les propos qui lui sont attribués lors de ses échanges avec Michel Joseph Martelly suscitent des interrogations sur son impartialité. Plusieurs structures politiques appellent le CEP à prendre ses responsabilités afin de préserver la neutralité de l’administration électorale.

PÉTION-VILLE, 24 octobre 2026. La situation de Wally Désance, président du Bureau électoral départemental de l’Ouest I (BED Ouest I), suscite une controverse dans le milieu politique. Plusieurs structures politiques réclament sa révocation, estimant que les propos qui lui sont attribués lors de ses échanges avec l’ancien président Michel Joseph Martelly soulèvent de sérieuses questions quant au respect du principe de neutralité électorale.
Le vendredi 23 octobre 2026, Michel Joseph Martelly a déposé son dossier de candidature à la présidence de la République au BED Ouest I, sous la bannière de la plateforme politique DEBLOKE. <Cite refs={[“turn887409search0”,“turn887409search1”]}/>
Selon les informations rapportées, au cours de leurs échanges, Wally Désance aurait qualifié Michel Martelly de « président » et l’aurait encouragé à contribuer au changement du pays en rassemblant les différents secteurs de la société pour tenter de résoudre la crise nationale.
Ces propos, attribués à un responsable de l’administration électorale, alimentent les préoccupations de plusieurs acteurs politiques qui estiment que la neutralité institutionnelle doit être scrupuleusement respectée, particulièrement dans le cadre d’une compétition présidentielle.
La neutralité du BED Ouest I remise en question
La fonction de président d’un bureau électoral départemental exige une conduite impartiale et une distance équitable à l’égard de tous les candidats. Dans un processus électoral où chaque prétendant doit bénéficier des mêmes garanties institutionnelles, les responsables électoraux sont appelés à éviter tout comportement susceptible de donner l’impression d’un traitement privilégié.
Dès lors, les propos attribués à Wally Désance soulèvent une interrogation majeure : sa conduite est-elle compatible avec les exigences de neutralité attachées à ses fonctions ?
Pour les structures politiques qui réclament son départ, cette situation mérite une attention particulière du Conseil électoral provisoire (CEP), afin que les règles applicables aux responsables électoraux soient respectées sans distinction.
Le CEP appelé à agir
Face à ces revendications, le Conseil électoral provisoire est appelé à examiner les faits, à entendre les explications de Wally Désance et à déterminer si son comportement constitue un manquement à ses obligations professionnelles.
Si les faits sont établis et justifient une sanction, les instances compétentes devront envisager les mesures appropriées, y compris une éventuelle révocation, conformément aux textes en vigueur.
L’enjeu est considérable : la crédibilité du processus électoral dépend également de la confiance que les candidats et les structures politiques accordent aux responsables chargés de l’application des procédures.
Le CEP ne saurait donc négliger des préoccupations portant sur l’impartialité de l’un de ses responsables. Une clarification officielle apparaît nécessaire pour dissiper les doutes et prévenir toute perception de favoritisme.
Une exigence d’impartialité pour tous les candidats
À l’approche des prochaines échéances électorales, l’administration électorale doit offrir des garanties d’équité à l’ensemble des prétendants à la magistrature suprême. Aucun candidat ne doit bénéficier d’un traitement privilégié, et aucun responsable ne doit donner l’impression que ses fonctions peuvent être mises au service d’intérêts particuliers.
La demande de révocation de Wally Désance place ainsi le CEP devant une responsabilité institutionnelle : vérifier les faits, garantir le respect des règles et prendre les décisions qui s’imposent si des manquements sont confirmés.
La neutralité électorale ne doit pas seulement être affirmée dans les textes. Elle doit se refléter dans le comportement de chaque responsable, afin que tous les candidats puissent évoluer dans un cadre équitable et digne de confiance.









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