Delmas : l’AJKN accorde 48 heures à Wilson Jeudy pour démissionner
Par Gesnel Moïse
L'Assemblée des Jeunes pour un Consensus National (AJKN) exige la démission du maire de Delmas, Wilson Jeudy, et appelle les autorités à intervenir dans un délai de 48 heures. Lors d’une conférence de presse organisée le vendredi 23 octobre 2026, le comité d’initiative de l’organisation a dénoncé le maintien de l’édile à son poste, alors qu’il est engagé dans le processus électoral en tant que candidat à la présidence.

Le coordonnateur général de l’AJKN, Cliford Andrieux, affirme que Wilson Jeudy ne dispose pas d’un mandat électif issu d’élections municipales récentes. Il rappelle que le responsable communal exerce ses fonctions dans un contexte marqué par l’absence de nouvelles élections depuis 2016. Selon lui, le maire relève ainsi du ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales.
Au cœur des revendications de l’organisation figure la circulaire SB0-12 du ministère de l’Intérieur, datée du 12 octobre 2026. D’après Cliforde Andrieux, ce document fixe au 15 octobre la date limite de démission pour les agents intérimaires concernés par le processus électoral. L’AJKN reproche à Wilson Jeudy de ne pas avoir respecté cette échéance et l’accuse de vouloir conserver son poste malgré sa candidature.
L’organisation soupçonne également le maire d’utiliser les ressources financières de la commune et des employés municipaux au profit de ses ambitions politiques. Cliford Andrieux estime qu’une telle pratique constituerait un détournement des moyens publics à des fins électorales.
Par ailleurs, le coordonnateur de l’AJKN accuse le maire d’instrumentaliser la situation des personnes déplacées par les violences des gangs armés. Selon lui, des habitants contraints de fuir Solino, Delmas 19, 30 et Nazon seraient utilisés pour alimenter des manifestations et perturber les activités de la commune. Il précise que son organisation ne s’oppose pas aux revendications des déplacés, mais dénonce leur éventuelle instrumentalisation à des fins politiques.
Cliford Andrieux appelle directement le ministre de l’Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, à prendre ses responsabilités. Il estime que les autorités doivent agir rapidement pour éviter que les tensions ne fragilisent davantage l’administration communale. Le responsable souligne notamment le rôle des policiers et des brigades dans la protection de Delmas face aux groupes armés.
Le coordonnateur de l’AJKN affirme également recevoir des menaces de mort provenant de plusieurs numéros de téléphone. Il dit craindre pour sa sécurité dans un contexte de tensions politiques. Sans présenter de preuves permettant d’établir les auteurs de ces menaces, il fait état de ses inquiétudes et maintient ses exigences concernant la situation à la mairie de Delmas.
L’AJKN accorde ainsi 48 heures à Wilson Jeudy pour démissionner et demande au gouvernement d’intervenir en cas de refus. L’organisation affirme ne nourrir aucun différend personnel avec le maire, mais évoque plusieurs plaintes formulées contre lui, notamment dans le domaine immobilier. Cette affaire remet au premier plan les questions relatives à l’application des règles électorales, à l’utilisation des ressources publiques et à la responsabilité des autorités dans la gestion des collectivités territoriales.
Le reflet









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