JEAN-HENRY CÉANT RENONCE À LA PRÉSIDENCE : UN CHOIX POLITIQUE AU NOM D’HAÏTI
POLITIQUE — Jean-Henry Céant ne sera pas candidat à la présidence de la République. L’ancien Premier ministre assume ce choix et affirme l’avoir fait en considérant avant tout les intérêts d’Haïti, notamment les éventuelles conséquences de sa situation internationale sur les relations du pays avec ses partenaires.

Pour Céant, accéder à la magistrature suprême tout en faisant l’objet de sanctions internationales pourrait compliquer la capacité du futur président à dialoguer et à coopérer avec certains partenaires d’Haïti. Il préfère donc, dit-il, ne pas faire de son ambition personnelle un facteur supplémentaire de difficulté pour le pays.
L’ancien Premier ministre précise toutefois que sa décision lui est propre. Il ne demande pas aux autres personnalités politiques concernées par des sanctions de renoncer à leur candidature. Chacun, estime-t-il, doit prendre ses responsabilités devant l’électorat et devant l’histoire.
Ce renoncement ne signifie pas pour autant un retrait de la vie politique. Céant apporte un soutien assumé à Viktwa, le regroupement politique qui revendique 52 partis et structures. À ses yeux, parvenir à réunir autant de formations dans un paysage politique haïtien marqué par les divisions constitue déjà une avancée majeure.
Il défend également le choix du candidat porté par le regroupement, qu’il présente comme une personnalité disposant d’une expérience dans l’administration publique, la politique et le secteur des affaires.
Mais au-delà de Viktwa et de sa propre décision, Jean-Henry Céant insiste sur une priorité : Haïti doit aller aux élections. Il appelle le gouvernement et le Conseil électoral provisoire à unir leurs efforts pour permettre au processus d’aboutir.
Son choix ouvre ainsi une nouvelle page de son parcours politique : renoncer à la course présidentielle, sans renoncer au combat politique.
Reste désormais à voir si le pari de Viktwa — unir 52 formations et transformer cette alliance en véritable force électorale — pourra résister aux rivalités politiques et convaincre les électeurs.
Pour Jean-Henry Céant, le message est clair : le pouvoir peut attendre, mais l’intérêt d’Haïti, lui, ne devrait pas attendre.









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