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Haïti : l'accord KINAM rejette toute prolongation du CPT après le 7 février et exige un vent nouveau

Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 2 décembre 2025, le coordonnateur national de l’accord KINAM, Garry Rivière, a tiré la sonnette d’alarme et dénoncé un gouvernement qui, selon lui, a failli dans ses missions essentielles : rétablissement de la sécurité, relance économique, organisation du référendum et mise en place des élections.

M. Rivière ne mâche pas ses mots. Selon lui, les dirigeants traditionnels, les anciens premiers ministres Ariel Henry et Garry Conille ainsi que l’actuel chef du gouvernement Alix Didier Fils Aimé, ont été testés à plusieurs reprises sans offrir de résultats tangibles pour le pays. Leur maintien au pouvoir au-delà du 7 février 2026 est, pour lui, totalement inacceptable.


Le coordonnateur rappelle que l’accord du 3 avril 2024, notamment ses articles 12.1 et 13, interdit toute prolongation du mandat du Conseil Presidentiel de Transition (CPT). À ses yeux, l’équipe en place, issue de ces mêmes acteurs, doit se retirer afin de permettre un véritable renouvellement politique.


Face à cette situation, il appelle à une médiation internationale impliquant la CARICOM et l’OEA. Selon lui, cette supervision est indispensable pour garantir la transparence, prévenir toute manipulation et éviter que les négociations soient influencées par les dirigeants en place.


M. Rivière propose également une nouvelle architecture institutionnelle. Il suggère qu’un membre de la cinquantième judicature reconstituée et un doyen du pouvoir judiciaire soient présentés devant les médiateurs pour procéder au choix du président provisoire. Pour l’accord KINAM, ce mécanisme constitue un gage de crédibilité et de respect des règles de la transition.


Le coordonnateur insiste enfin sur la nécessité de mettre en place un organe de contrôle chargé de superviser l’application de la feuille de route : sécurité, élections, référendum et négociations nationales visant à sortir le pays de la crise. Cet organe remettrait un rapport final, le 7 février 2027, à des institutions telles que l’ULCC, la Cour supérieure des comptes et la cinquante et unième législature, afin de garantir que toute mauvaise gestion ou acte de corruption soit dûment sanctionné.

 
 
 

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