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Et après leur déportation ?

Par Jean Rony Poito PETIT FRERE


Les autorités américaines ont expulsé, ces dernières semaines, plus de 300 ressortissants haïtiens à travers plusieurs vols de déportation. Parmi eux figurent des personnes ayant déjà purgé des peines pour diverses infractions pénales sur le territoire américain. Leur retour en Haïti soulève une question importante : après leur arrivée, quel dispositif l’État haïtien met-il en place pour assurer leur suivi et leur réinsertion ?

Un premier vol est arrivé au Cap-Haïtien le 20 août avec 161 ressortissants haïtiens. Un deuxième a suivi le 27 août, avec plusieurs dizaines de personnes à bord. Le 3 septembre, un troisième vol a transporté 101 Haïtiens vers le pays, parmi lesquels figurait l’ancien Protecteur du citoyen, Renan Hédouville. Ces opérations montrent une augmentation de la fréquence des vols de déportation vers Haïti.


À leur arrivée sur le sol haïtien, les personnes déportées bénéficient d’un accompagnement de l’Office national de la Migration (ONM), notamment d’une allocation de 76 dollars américains, d’un repas chaud, d’un kit et d’un appui psychologique.


Cependant, une question demeure concernant leur prise en charge après cette première assistance. Une partie des personnes déportées a déjà purgé des peines aux États-Unis pour diverses infractions pénales, notamment des crimes sexuels. Après leur arrivée, où sont-elles orientées ? Quelles institutions assurent leur suivi ? Existe-t-il un mécanisme permettant aux autorités de connaître leur lieu de résidence et leur situation ?


Ces interrogations prennent une importance particulière dans un contexte marqué par l’expansion des groupes armés et la multiplication des actes criminels. L’absence d’un mécanisme clairement établi de suivi et d’accompagnement pourrait compliquer la réinsertion de certaines personnes déportées et poser des défis supplémentaires aux autorités haïtiennes.


La question du contrôle et du suivi des personnes rapatriées reste donc posée.


Quelle instance de l’État est chargée de cette responsabilité après leur prise en charge initiale par l’ONM ? Les autorités disposent-elles d’un dispositif permettant d’assurer leur accompagnement, leur réinsertion et, lorsque cela est nécessaire, leur surveillance conformément à la législation haïtienne ?


Le Reflet

 
 
 

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