Delmas 33 : des déplacés réclament leur recensement pour pouvoir quitter le camp
Par Gesnel Moïse
Des habitants du camp de déplacés situé à proximité du ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC), à Delmas 33, ont manifesté ce lundi 19 octobre 2026 pour réclamer aux autorités les moyens de quitter cet espace. Des femmes, des hommes et des enfants se sont rassemblés pour dénoncer leurs conditions de vie et demander une solution leur permettant de trouver un logement plus adapté.

Les protestataires dénoncent notamment les difficultés d’accès aux soins de santé, la précarité de leurs conditions de vie et le manque d’installations sanitaires. Selon leurs déclarations, plus de 2 000 familles vivent dans ce camp avec un nombre insuffisant de toilettes. Ils estiment que cette situation ne leur permet pas de vivre dignement et appellent les autorités à prendre des mesures concrètes pour faciliter leur départ.
Par ailleurs, certains manifestants affirment que plusieurs camps de déplacés situés à Delmas ont déjà fait l’objet d’un recensement, contrairement au leur. Ils dénoncent cette situation et souhaitent que leur camp soit également recensé afin que les familles puissent bénéficier d’une prise en charge des autorités.
La mobilisation a provoqué des tensions aux abords du ministère. Des pneus ont été incendiés à un carrefour situé non loin du bâtiment. Des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH), notamment des membres du Corps d’intervention et de maintien de l’ordre (CIMO) et de l’Unité départementale de maintien de l’ordre (UDMO), ont été déployés pour empêcher les manifestants de placer des pneus devant les locaux du MTPTC.
Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires. Des résidents du camp ont affirmé que des enfants en bas âge, dont des nourrissons, avaient été affectés par les gaz. La circulation a également été paralysée dans la zone, perturbant les déplacements des usagers de la route.
Les manifestants affirment qu’ils poursuivront leur mobilisation jusqu’à ce que les autorités répondent à leurs revendications. Ils réclament principalement une solution concrète pour quitter le camp et accéder à de meilleures conditions de logement. Ils espèrent ainsi sortir de la précarité dans laquelle ils disent vivre depuis leur installation sur ce site.
Le reflet









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