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Crise en Haïti : Luis Abinader adresse trois demandes au Conseil de sécurité de l’ONU

il y a 1 minute
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New York, 24 septembre 2026. Le président dominicain Luis Abinader a consacré une partie importante de son intervention à la 81e Assemblée générale des Nations unies à la situation en Haïti. Il a appelé la communauté internationale à accélérer la mise en œuvre des décisions déjà prises par le Conseil de sécurité, estimant que les moyens actuellement mobilisés restent insuffisants face à l’ampleur de la crise.

Au centre de son intervention, trois priorités. Le chef de l’État dominicain a demandé l’achèvement du déploiement de la Force de suppression des bandes, l’application effective de l’embargo sur les armes et des sanctions contre les personnes qui financent ou soutiennent les groupes armés. Il a également appelé à renforcer durablement la Police nationale d’Haïti, les Forces armées et le système judiciaire.


Le président dominicain a rappelé que le mandat actuel de la force internationale arrive à échéance le 30 septembre. Selon les données présentées dans son intervention, la force ne dispose actuellement que d’environ un cinquième des effectifs autorisés. Pour Abinader, un renouvellement du mandat sans mobilisation des ressources nécessaires ne permettrait pas de répondre aux objectifs fixés.


Pour illustrer la gravité de la situation, Luis Abinader a notamment évoqué l’attaque survenue à Kenscoff le mois dernier, qui a fait au moins 47 morts, dont des enfants, selon les éléments cités dans son discours. Il a également fait référence aux déplacements massifs provoqués par la violence en Haïti.


Le dirigeant dominicain a aussi détaillé l’implication de son pays dans la réponse internationale. Santo Domingo facilite notamment le transit et certains aspects logistiques liés à la mission et accueille sur son territoire un bureau de soutien des Nations unies. Il a toutefois insisté sur le fait que la République dominicaine ne peut pas porter seule la réponse à la crise haïtienne.


Sur le plan institutionnel, Abinader a défendu une approche visant à permettre aux institutions haïtiennes de reprendre progressivement le contrôle du territoire. Il a insisté sur le renforcement des capacités nationales dans les domaines de la sécurité et de la justice.


Le président dominicain a également réaffirmé la position de son gouvernement sur les questions frontalières et migratoires. Il a déclaré que son pays continuerait à protéger ses frontières et à appliquer ses lois migratoires, tout en soulignant qu’il « n’existe pas de solution dominicaine à la crise haïtienne ».


Son intervention intervient alors que le Conseil de sécurité doit se prononcer sur la suite à donner au mandat de la Force de suppression des bandes. La question du financement, des effectifs et des capacités opérationnelles de cette force figure parmi les principaux enjeux de la prochaine étape de la réponse internationale en Haïti.


Jean Rony Poito PETIT FRERE

 
 
 

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