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Élections : le RHAJAC dénonce l’insécurité, la corruption et les risques liés au vol d’identité

1 sept.
2 min de lecture

Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) estime que les conditions actuelles ne permettent pas au gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé de garantir l’organisation d’élections libres et crédibles. Dans une note publiée le 1er septembre 2026, l’organisation invoque notamment l’insécurité persistante, la corruption et des soupçons concernant l’utilisation de données personnelles de citoyens.

Le RHAJAC affirme avoir recueilli, auprès de sources présentées comme proches de l’Office national d’identification (ONI), des informations faisant état d’une collecte de données de fonctionnaires dans le cadre d’un prétendu recensement administratif. L’organisation soutient que certains agents disposant encore d’une carte d’identification valide auraient reçu un nouveau document comportant le même NIU et la même photographie, mais avec une nouvelle date d’expiration.


Selon le réseau, ces données auraient ensuite été transmises à des regroupements politiques considérés comme proches du Premier ministre, notamment Viktwa et Rekonsilye. Le RHAJAC avance également l’hypothèse que certaines informations auraient été vendues à d’autres structures politiques.


L’organisation s’inquiète également de l’exigence du Conseil électoral provisoire (CEP) imposant aux partis et regroupements politiques de présenter 30 000 adhérents. Pour le RHAJAC, cette condition pourrait favoriser la constitution de listes fictives, l’achat de données personnelles ou encore le partage de fichiers entre différentes organisations politiques.


Face à ces préoccupations, le réseau demande au CEP d’examiner minutieusement les listes d’adhérents soumises par les formations politiques. Il réclame notamment des vérifications concernant plusieurs structures associées à Mathias Pierre, à l’ancien président Jocelerme Privert ainsi qu’aux plateformes Viktwa et Rekonsilye.


Le RHAJAC appelle enfin à l’ouverture d’une enquête indépendante et à un audit immédiat de l’ONI. L’organisation considère que la sécurisation des données d’identification et la vérification de l’authenticité des listes d’adhérents constituent des conditions essentielles à la crédibilité du prochain scrutin.


Le reflet

 
 
 

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