Élections : l'ENA exige des garanties de sécurité avant la tenue du scrutin
- Joel Agoudou
- il y a 7 heures
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Le parti Entente Nationale (ENA) estime que les conditions sécuritaires et matérielles indispensables à l'organisation des prochaines élections ne sont pas encore réunies. Dans une note publiée ce jeudi 30 juillet 2026, la formation politique appelle les autorités à mettre en place un environnement propice à la tenue d'un scrutin crédible et transparent, tout en réaffirmant sa volonté de participer au processus électoral à tous les niveaux lorsque ces garanties seront réunies.

L'ENA rappelle avoir plaidé pour la publication d'un calendrier électoral « réaliste », tenant compte de la situation sécuritaire dans les zones contrôlées par des groupes armés ainsi que dans celles où leur influence demeure importante. Le parti souligne que le CEP lui-même, dans sa note de couverture du 27 juillet 2026 (Réf. CEP/DC/028-2526), subordonne l'application de son calendrier à l'établissement d'un climat sécuritaire acceptable et à la disponibilité des ressources financières nécessaires. Selon l'ENA, cette réserve, qu'il juge insuffisamment définie, entretient davantage les incertitudes qu'elle ne rassure sur la faisabilité du processus.
La formation politique s'interroge également sur la publication du calendrier électoral sans qu'un avis préalable des autorités compétentes en matière de sécurité n'ait été rendu public. Elle estime qu'un processus électoral ne peut être engagé sans garanties formelles de l'État quant à la protection des électeurs, des candidats, du personnel électoral et des infrastructures destinées au scrutin.
L'ENA attire en outre l'attention sur les difficultés liées à la distribution des cartes électorales. Selon le parti, la majorité des citoyens n'ont toujours pas reçu leur carte, tandis que des irrégularités auraient été relevées dans le processus d'enregistrement. La formation politique affirme que certaines zones présentent un nombre de cartes produites supérieur à la population en âge de voter, une situation qui, selon elle, soulève des interrogations sur la fiabilité du fichier électoral.
Le parti conteste par ailleurs les récentes déclarations de la ministre des Affaires étrangères devant les Nations unies faisant état de progrès en matière de sécurité. À ses yeux, cette appréciation ne reflète pas la réalité observée sur le terrain. Il appelle les autorités à prendre toutes les dispositions nécessaires pour prévenir toute violence électorale, en rappelant notamment le massacre du 29 novembre 1987 comme un précédent à ne pas reproduire.
Malgré ces réserves, l'Entente Nationale confirme son intention de participer aux élections prévues par le CEP. Elle précise toutefois que sa participation demeure conditionnée à la mise en place de garanties suffisantes en matière de sécurité, de logistique et de transparence.
Le reflet





