top of page
IMG_1399.JPG
IMG_1495.PNG

Transition sous pression : le CPT acte le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à l’approche du 7 février 2026

Le Conseil présidentiel de transition (CPT) a annoncé, le vendredi 23 janvier 2026, l’adoption d’une résolution actant le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, à l’approche de l’échéance constitutionnelle du 7 février 2026, considérée comme décisive pour l’avenir institutionnel du pays. Cette décision intervient malgré les pressions internationales visant à maintenir le chef du gouvernement en poste.

Lors d’une conférence de presse tenue à la Villa d’Accueil, plusieurs membres du CPT, dont Edgard Leblanc Fils et Lesly Voltaire, ont précisé qu’un arrêté révoquant le Premier ministre avait été signé et validé par une majorité qualifiée de cinq conseillers sur sept, conformément au décret encadrant le fonctionnement du Conseil présidentiel de transition.


Selon Lesly Voltaire, le CPT dispose pleinement de cette prérogative, étant l’instance ayant procédé à la nomination d’Alix Didier Fils-Aimé. À ce titre, le Conseil estime avoir la responsabilité de préparer la mise en place d’un nouvel exécutif au-delà du 7 février 2026.


Il a par ailleurs indiqué que plusieurs regroupements politiques avaient multiplié les rencontres ces derniers mois, sans toutefois parvenir à dégager une proposition claire, consensuelle et viable de gouvernance pour l’après-transition.


Face à cette impasse, le CPT affirme avoir engagé des consultations avec des partis politiques ainsi qu’avec divers secteurs de la société civile, en posant comme principe que toutes les options institutionnelles, y compris la Primature et la présidence, restent ouvertes à la négociation.


Cette dynamique aurait conduit le Conseil à solliciter le retrait d’Alix Didier Fils-Aimé, dans l’objectif de faciliter la nomination rapide d’un Premier ministre intérimaire. Celui-ci serait chargé de conduire les discussions autour d’une formule de gouvernance jugée acceptable, capable de permettre au pays de franchir l’étape critique du 7 février.


Le CPT reconnaît que cette décision intervient en dépit des pressions exercées par certains partenaires internationaux, favorables au maintien du Premier ministre. Toutefois, tout en rappelant les positions de la Caricom et de l’Organisation des États américains (OEA), qui plaident pour une solution haïtienne à la crise, le Conseil affirme que les décisions relatives à la transition doivent demeurer sous contrôle national.


Le Conseil se dit néanmoins ouvert au soutien international, notamment en matière de renforcement de la lutte contre les gangs armés et d’appui à la sécurité, tout en soulignant que l’orientation politique de la transition relève exclusivement de la souveraineté haïtienne.


Edgard Leblanc Fils a rappelé que le décret constitutif du CPT prévoit le remplacement du Premier ministre par un chef de gouvernement intérimaire dans un délai maximal de trente jours, afin de permettre aux forces vives de la nation de définir une orientation commune en matière de sécurité, de stabilité institutionnelle et de relance du développement.


Cette conférence de presse s’est tenue alors que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et le coordonnateur du CPT, Laurent Saint-Cyr, participaient à la cérémonie de graduation de la 35ᵉ promotion de la Police nationale d’Haïti (PNH). Au même moment, plusieurs conseillers-présidents tentaient d’informer la population de la résolution actant la fin de la mission du chef du gouvernement à la tête de l’exécutif.


Le Reflet

 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page