Transition politique en Haïti : le RHAJAC alerte sur des risques de confiscation du pouvoir après 2026
- Joel Agoudou
- 8 janv.
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Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) a fait part, dans une note de presse datée ce jeudi 8 janvier 2025, de ses inquiétudes face à ce qu’il considère comme des manœuvres politiques visant à prolonger le pouvoir au-delà de l’échéance prévue du 7 février 2026.

Selon l’organisation, des conseillers-présidents, dont certains seraient inculpés ou cités dans des dossiers de corruption, chercheraient à se maintenir aux commandes de l’État après la fin de l’Accord du 3 avril, alors même que celui-ci fixe clairement la durée de la transition.
Le RHAJAC a estimé que, depuis son installation, le Conseil présidentiel de transition n’a pas été en mesure de rétablir la sécurité ni de créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles, en contradiction avec les engagements pris envers la population.
À l’approche de l’échéance constitutionnelle, le réseau a indiqué que toute tentative de réduction du CPT ou de mise en place d’une nouvelle formule de transition, en particulier avec les mêmes acteurs, serait perçue comme une volonté manifeste de confisquer le pouvoir.
L’organisation a rappelé que l’Accord du 3 avril prévoit le départ de l’ensemble des membres du Conseil présidentiel à la fin de la transition, affirmant que cette exigence correspond à la volonté exprimée par une large frange de la population haïtienne.
Le RHAJAC a appelé au rétablissement immédiat de la sécurité et à l’organisation d’élections libres, inclusives et crédibles, estimant qu’aucune nouvelle transition ne saurait être justifiée sans un retour effectif à l’état de droit et à des autorités légitimes.
Le Reflet










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