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Sécurité en Haïti : Washington envisage l’option militaire contre les gangs

L’administration Trump franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de lutte contre l’insécurité en Amérique latine et dans les Caraïbes. Lors d’une audition devant le Sénat américain, le mercredi 28 janvier 2026, le secrétaire d’État Marco Rubio a annoncé la volonté des États-Unis d’adopter une posture militaire afin de neutraliser les organisations criminelles transnationales. Cette décision vise particulièrement les gangs armés en Haïti, désormais perçus comme une menace directe pour la sécurité nationale américaine.

L’arsenal dont disposent ces groupes criminels inquiète sérieusement les autorités de Washington. Marco Rubio a souligné que ces organisations possèdent une puissance de feu comparable à celle de certains États. Cette situation fragilise la stabilité régionale et compromet les structures gouvernementales locales. La Maison-Blanche considère désormais ces entités comme des organisations terroristes transnationales nécessitant une réponse de force coordonnée.


L’effondrement systémique d’Haïti demeure au cœur des préoccupations diplomatiques américaines. Le contrôle territorial exercé par les gangs empêche la formation d’un gouvernement stable et fonctionnel. Selon le secrétaire d’État, cette déliquescence étatique alimente des crises majeures pour les États-Unis. Le trafic de drogue et la migration massive sont cités comme des conséquences directes de l’activité de ces groupes armés.


Parallèlement, les efforts diplomatiques se poursuivent au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les États-Unis soutiennent activement la création d’une Force de répression des gangs (FRG), dont l’effectif prévu est de 5 500 membres. Ce corps international aura pour mission d’épauler les forces locales, notamment la PNH, les FAD’H et la Task Force, dans la reconquête des territoires perdus. Le processus de déploiement de cette force internationale est planifié pour débuter au printemps 2026.


Le calendrier opérationnel prévoit une montée en puissance graduelle de cette intervention entre les mois d’avril et d’octobre 2026. Cette période sera cruciale pour tester l’efficacité de la nouvelle doctrine de fermeté prônée par Marco Rubio. L’objectif final demeure le rétablissement de l’ordre public afin de permettre la tenue d’élections et le retour à une stabilité durable dans la région.


Le Reflet

 
 
 

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