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Sécurité en Haïti : Kenscoff au centre des priorités lors d’une réunion stratégique du BINUH

Une première réunion de suivi de la 6ᵉ Conférence de la Table sectorielle sur la sécurité (TSS) s’est tenue sous la direction de la DDR-RCV du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de coordination renforcée visant à répondre aux défis sécuritaires persistants dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Axée sur une approche participative, la réunion avait pour objectif d’identifier des solutions concrètes en s’appuyant sur les réalités locales. Les échanges ont permis de mieux cerner les besoins spécifiques des communes concernées, avec un accent particulier sur Kenscoff, désormais considérée comme un point névralgique dans la stratégie de stabilisation. Cette démarche s’inscrit dans la nouvelle approche de la DDR-RCV, privilégiant des options définies par les acteurs locaux eux-mêmes.


Dans un contexte marqué par la transition entre la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) et la Force de répression des gangs (FRG), les discussions ont également servi de cadre pour saluer l’engagement des troupes kényanes. Il a été rappelé que le Kenya avait accepté de diriger la MMAS à un moment critique, caractérisé par un niveau de risque particulièrement élevé, illustrant ainsi une volonté affirmée de contribuer à la stabilisation d’Haïti.


Plusieurs personnalités ont pris part à cette rencontre stratégique. Le maire de Kenscoff, Jean Massillon, a présenté un état des lieux préoccupant de la situation sécuritaire dans sa commune. Il a notamment plaidé en faveur de la poursuite des opérations, avec l’appui de la FRG, en vue de reprendre le contrôle des sections communales actuellement sous l’emprise des groupes armés. Il a également mis en avant l’importance de renforcer les mécanismes de gouvernance locale à travers des assises communales et intercommunales dédiées à la sécurité.


La réunion a également rassemblé le commandant de la Force de répression des gangs, la coordonnatrice de la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH), Mme Kerline Marseille, ainsi que plusieurs représentants du BINUH, dont Mme Diouf, Hernando Cáceres et May Salem. Étaient également présents M. Gédéon Jean, directeur du Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH), et Mme Zulme Caroline, membre du CASEC de Bongars et représentante du MSK.


À travers cette initiative, le BINUH réaffirme son engagement à favoriser une réponse concertée et inclusive face à la crise sécuritaire, en misant sur l’implication directe des collectivités territoriales et des acteurs nationaux. Une approche qui pourrait s’avérer déterminante dans la reconquête progressive des zones affectées par l’insécurité.

 
 
 

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