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Port-au-Prince : les commerçants victimes de l’insécurité réclament des réponses de l’État

il y a 2 jours
2 min de lecture

Port-au-Prince, 10 septembre 2026. La crise sécuritaire continue de bouleverser la vie économique de nombreux petits commerçants dans la capitale. Hier, jeudi, des membres du Collectif des Citoyens du Secteur Informel Haïtien et des Petites Entreprises (CCSIHPE) sont une nouvelle fois descendus dans les rues pour demander aux autorités des réponses face aux difficultés auxquelles sont confrontés les commerçants contraints d’abandonner leurs lieux de travail.

Partie de Boudon, la mobilisation s’est dirigée vers la Primature, à Delmas 60. Pour les participants, cette deuxième manifestation constitue un moyen de maintenir la pression sur les autorités alors que plusieurs travailleurs du secteur informel disent avoir perdu leurs sources de revenus à la suite des violences et des déplacements provoqués par l’insécurité.


Le Champ-de-Mars et plusieurs autres espaces commerciaux du centre-ville figurent parmi les zones concernées. Des commerçants qui y exerçaient leurs activités ont dû partir, parfois dans l’urgence, sans véritable solution de remplacement. Cette situation affecte directement leurs revenus et fragilise davantage des familles qui dépendent de ces activités pour subvenir à leurs besoins.


Face à cette réalité, le CCSIHPE demande la mise en place d’un mécanisme spécifique pour accompagner les commerçants déplacés. Le collectif propose notamment la création d’une Commission nationale des commerçants déplacés, chargée de défendre leurs intérêts et de participer à la recherche de solutions adaptées à leur situation.


Les revendications dépassent toutefois la seule question du retour dans les zones abandonnées. Le collectif réclame également des mesures de réparation pour les commerçants victimes de violences et demande une attention particulière aux familles déplacées. L’éducation des enfants issus de ces familles fait partie des préoccupations soulevées lors de la mobilisation.


Pour les organisateurs, la reprise des activités économiques reste étroitement liée à l’amélioration de la sécurité. Ils souhaitent donc que l’État mette en place des conditions permettant aux commerçants de travailler sans exposer leur vie ni celle de leurs proches.


Le CCSIHPE appelle aussi les autorités à clarifier leur politique en faveur du secteur informel et des petites entreprises. Les responsables du collectif souhaitent que les commerçants déplacés soient intégrés aux programmes publics destinés à soutenir les activités économiques affectées par la crise.


La mobilisation devrait se poursuivre, selon les organisateurs, jusqu’à l’obtention de réponses concrètes. Derrière leurs revendications, les manifestants mettent en avant une réalité quotidienne : pour des milliers de travailleurs du secteur informel, l’insécurité signifie aussi la perte d’un espace de travail, d’un revenu et parfois des moyens nécessaires pour faire vivre une famille.


Jean Rony Poito Petit Frere

 
 
 

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