Pacte national : le KAPEP dénonce une concentration excessive du pouvoir exécutif
- Joel Agoudou
- il y a 5 jours
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Le parti politique KANARI PEP LA (KAPEP) a publié, mercredi 25 février 2026, une analyse critique du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, estimant que le document instaure une transition sans garanties suffisantes et pourrait favoriser une concentration prolongée du pouvoir. La formation politique appelle à la vigilance citoyenne face aux dispositions qu’elle juge préoccupantes.

Dans son analyse, le parti soutient que l’article premier du texte évoque une période intérimaire sans en préciser clairement la durée ni en encadrer strictement les limites. Selon KAPEP, cette absence de borne temporelle pourrait créer un flou juridique quant à la fin effective de la transition.
Le parti met également l’accent sur l’article 2, qui prévoit que le Conseil des ministres, placé sous la présidence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, exerce le pouvoir exécutif jusqu’à l’organisation des élections. KAPEP souligne qu’aucune date précise n’est mentionnée pour la tenue du scrutin, ce qui, selon lui, rend la durée du mandat dépendante de conditions jugées variables, notamment la situation sécuritaire et logistique.
S’appuyant sur l’article 3, la formation politique estime que le chef du gouvernement disposerait d’une large marge de manœuvre dans la nomination et la révocation des membres du cabinet ministériel. Elle considère que cette disposition pourrait renforcer la centralisation de l’exécutif durant la période de transition.
KAPEP attire aussi l’attention sur l’article 5, qu’il interprète comme attribuant au Premier ministre des prérogatives traditionnellement associées au chef de l’État. Le parti évoque également l’article 6, qui présente un programme d’action gouvernementale détaillé, estimant que celui-ci dépasse, selon son analyse, le cadre habituel d’une transition prévue par la Constitution de 1987.
Les dispositions relatives à la sécurité, notamment la coopération avec la Police nationale, les Forces armées et d’autres structures spécialisées, sont également critiquées. Le parti juge que certaines instances prévues par le pacte pourraient complexifier l’architecture institutionnelle sans garantir des mécanismes de contrôle suffisamment contraignants.
Concernant les dispositions relatives à d’éventuelles réformes constitutionnelles, KAPEP affirme que seuls des dirigeants issus d’élections pourraient engager un tel processus. Il rappelle que la souveraineté nationale, consacrée par la Constitution, appartient au peuple et que toute modification fondamentale devrait, selon lui, découler d’un mandat électif clair.
Le parti annonce enfin qu’il n’a pas signé le Pacte national et invite la population à rester attentive à l’évolution du processus politique. Il estime que la sortie de crise passe par l’organisation d’élections dans un cadre institutionnel clairement défini, assorti d’échéances précises et de mécanismes de contrôle effectifs.
Le Reflet






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