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Nippes : l’assassinat de l’infirmière Pharana Ruth Edmaël suscite l’indignation des organisations féminines

il y a 2 heures
2 min de lecture

La mort de Pharana Ruth Edmaël, jeune diplômée en sciences infirmières, provoque une vive émotion dans le département des Nippes. Retrouvé enterré dans la zone de Bondeau, à Petite-Rivière de Nippes, son corps porte les traces d’un crime dont son compagnon présumé est aujourd’hui accusé.

Le drame s’est produit le samedi 31 octobre 2026. Selon les informations communiquées par les autorités, Fedner Lemaine, âgé de 27 ans, aurait tué la jeune femme à coups de machette avant d’enterrer son corps. Il a été arrêté le lendemain, dimanche 1er novembre, par la police de Miragoâne.


Lors de son interrogatoire par la Section départementale de la police judiciaire des Nippes (SDPJ-Nippes), le suspect a reconnu les faits. Il aurait justifié son acte par une infidélité présumée de sa compagne. Il a également conduit les enquêteurs sur les lieux où le corps avait été enterré. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre ensuite le suspect participant à l’exhumation de la victime.


Les éléments présentés par les enquêteurs révèlent également l’existence d’échanges téléphoniques dans lesquels Fedner Lemaine aurait proféré des menaces de mort contre sa compagne. Ces éléments donnent une dimension particulièrement préoccupante à cette affaire, qui met en lumière les risques auxquels certaines femmes peuvent être exposées au sein même de leurs relations personnelles.


La disparition tragique de Pharana Ruth a suscité des réactions au sein des organisations féminines du département. Konbit Fanm pou Devlopman Nip (KOFADNIP) condamne fermement cet assassinat et dénonce les comportements fondés sur la domination, la possession et l’intimidation des femmes.


Pour cette organisation, aucun conflit sentimental, aucune séparation et aucune accusation d’infidélité ne peuvent justifier une atteinte à la vie d’une personne. Elle appelle à un engagement permanent pour prévenir les violences et garantir la sécurité des femmes.


Le Réseau des femmes des Nippes (REFANIP) a également exprimé son indignation dans une note publiée le 2 novembre. L’organisation estime que ce drame remet au premier plan la question de la protection des femmes et des filles, ainsi que les responsabilités des institutions chargées de garantir leurs droits.


Au-delà de l’émotion et des condamnations, cette affaire pose une nouvelle fois la question de la prévention des violences conjugales en Haïti. Les menaces, l’intimidation et les comportements de contrôle ne doivent pas être considérés comme de simples différends amoureux.


Pharana Ruth Edmaël avait toute une vie devant elle et une formation destinée à servir les autres. Sa mort laisse une famille endeuillée et une communauté sous le choc. Pour les organisations féminines, cette tragédie doit renforcer les actions de prévention, la sensibilisation et les mécanismes de protection des femmes.


L’enquête devra désormais permettre d’établir les circonstances précises du crime et de déterminer les responsabilités judiciaires du suspect.



Jean Rony Poito PETIT FRERE

 
 
 

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