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Marchand-Dessalines : l’ex-ministre du MSPP Duckenson Lorthé Bléma sort de son silence après la chute du commissariat

À la suite de la destruction du commissariat de Marchand-Dessalines, dans le département de l’Artibonite, survenue le mardi 5 mai par des bandits armés, l’ancien ministre de la Santé publique, Duckenson Lorthé Bléma, sort de son silence pour alerter sur une situation qu’il juge révélatrice de l’affaiblissement de l’autorité de l’État face à la montée des groupes armés.

Réduit à un amas de ruines après des affrontements violents, le bâtiment symbolise, selon lui, bien plus qu’un simple revers sécuritaire. Il incarne une dégradation progressive de la présence de l’État dans certaines zones du pays, notamment dans l’Artibonite, aujourd’hui fortement touchée par l’insécurité.


Dans sa déclaration, l’ancien ministre dénonce l’abandon du commissariat par les forces de l’ordre. Il estime que cet épisode traduit un basculement inquiétant, où les institutions régaliennes peinent à assurer leur rôle face à des groupes armés de plus en plus audacieux.


« Quand les institutions de sécurité tombent ainsi, ce ne sont pas seulement les murs du commissariat qui se brisent… c’est l’État lui-même qui échoue », a-t-il affirmé, évoquant une situation critique qui dépasse le cadre local.


Le département de l’Artibonite s’impose désormais comme l’un des principaux foyers d’instabilité du pays. Les attaques répétées contre les infrastructures publiques renforcent le sentiment d’insécurité et d’abandon au sein de la population.


Face à cette situation, Duckenson Lorthé Bléma appelle à une réponse urgente et structurée des autorités centrales. Il estime que sans une action coordonnée, le risque de perte de contrôle de certains territoires par l’État haïtien devient de plus en plus réel.


Le reflet

 
 
 

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