La SOFEHJ plaide pour une meilleure protection des femmes dans les médias
- Joel Agoudou
- il y a 2 heures
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À l’occasion de ses 18 années d’existence, la Solidarité des femmes haïtiennes journalistes (SOFEHJ) appelle à des changements dans les conditions d’exercice du métier de journaliste en Haïti. Dans une déclaration rendue publique cette semaine, l’organisation estime que les femmes travaillant dans les médias font face à des risques liés à la situation du pays, auxquels s’ajoutent des inégalités professionnelles persistantes.

En cette année 2026, la SOFEHJ place la sécurité des journalistes parmi ses principales préoccupations. Elle demande aux responsables des médias et aux autorités de mettre en place des mesures de protection adaptées pour les professionnelles appelées à couvrir des situations à risque. L’organisation souhaite aussi la création de mécanismes de soutien psychologique pour les journalistes confrontées aux conséquences des crises et des événements traumatisants.
La déclaration attire également l’attention sur les menaces qui se développent sur Internet. La SOFEHJ réclame un renforcement des dispositifs destinés à lutter contre le cyberharcèlement, les attaques en ligne et les campagnes de diffamation visant les femmes journalistes. Elle considère la protection dans l’espace numérique comme un élément important de la sécurité professionnelle.
Sur le plan de l’emploi, l’organisation défend une plus grande présence des femmes dans les postes de responsabilité au sein des médias. Elle plaide pour leur accès aux fonctions de direction, de rédaction en chef et d’administration des entreprises de presse, en fonction de leurs compétences et sans discrimination liée au genre.
La SOFEHJ demande aussi une répartition plus équilibrée des responsabilités éditoriales. Selon elle, les femmes doivent pouvoir accéder aux secteurs de l’investigation politique, économique et internationale au même titre que leurs collègues masculins. Elle réclame par ailleurs une rémunération équitable pour les journalistes ayant des qualifications et des responsabilités comparables.
L’organisation accorde une place particulière à la formation et à l’accompagnement des jeunes femmes intéressées par le journalisme. Elle propose de renforcer les programmes de mentorat destinés aux étudiantes en communication, tout en développant des formations continues dans des domaines comme l’investigation, la sécurité numérique et les nouvelles technologies.
La SOFEHJ souhaite également faciliter l’entrée des jeunes diplômées dans le secteur des médias. Elle encourage la mise en place de stages mieux encadrés et de partenariats entre les établissements de formation et les entreprises de presse afin de favoriser une transition professionnelle dans des conditions plus sûres et plus équitables.
L’organisation invite les directions des médias, les associations professionnelles et syndicales ainsi que les acteurs de la société civile à soutenir son initiative. Elle propose la signature d’un pacte d’engagement destiné à transformer ces revendications en mesures concrètes pour une presse haïtienne plus inclusive, où la sécurité, l’égalité professionnelle et la participation des femmes aux décisions occupent une place centrale.
Le reflet









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