La CCS dénonce les conditions de vie des déplacés et interpelle le gouvernement en place
- Joel Agoudou
- il y a 20 heures
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Par Gesnel Moïse
La Cellule de Coordination des Sites (CCS) a organisé une conférence de presse ce jeudi 9 juillet 2026 afin de présenter une plateforme regroupant plusieurs sites de personnes déplacées de Delmas. Par la voix de son porte-parole, Fritz Lerneau, l'organisation a lancé un appel aux autorités haïtiennes et à la communauté internationale face aux conditions de vie des déplacés.

Selon la CCS, de nombreux enfants ne peuvent toujours pas fréquenter l'école ou obtenir leurs documents scolaires et leurs fiches d'inscription aux examens d'État. L'organisation dénonce également le manque d'accès aux soins de santé, à l'eau potable, aux installations sanitaires, ainsi que les risques auxquels les familles sont exposées en cette période cyclonique.
Fritz Lerneau affirme que les habitants des camps vivent dans des conditions d'insalubrité, confrontés à la prolifération de rats, de punaises et de cafards, tandis que plusieurs familles ont perdu leurs moyens de subsistance. Il souligne également des disparités dans la distribution de l'aide alimentaire entre les différents sites.
Le porte-parole de la CCS appelle l'État à prendre des mesures urgentes pour répondre aux besoins des personnes déplacées. Il prévient que l'organisation pourrait engager des actions de mobilisation si aucune réponse concrète n'est apportée dans les prochains jours. La CCS a également exprimé sa solidarité envers les victimes des récentes violences à La Plaine, Marchand-Dessalines et Kenscoff.
La CCS est composée de plus d'une dizaine de camps de déplacés dans la région métropolitaine, dont les sites de MSF, du MTPTC, de Beré, d'Équateur, du MAST et du Club International.
Le Reflet






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