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L’ONU confirme avoir reçu une lettre de « Lanmò San Jou », mais écarte toute reconnaissance avec le caïd

il y a 27 minutes
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L’Organisation des Nations unies (ONU) confirme avoir reçu une correspondance de Wilson Joseph, alias « Lanmò San Jou », présenté comme le chef du groupe armé 400 Mawozo.

Dans cette lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, l’homme sollicite l’intervention d’une délégation internationale en Haïti afin d’engager un dialogue et une médiation avec les forces internationales présentes dans le pays.


Datée du 1er novembre 2026, cette correspondance intervient dans un contexte marqué par l’intensification des opérations sécuritaires contre les groupes armés, notamment dans la plaine du Cul-de-Sac, où des militaires salvadoriens participent aux côtés de la Police nationale d’Haïti (PNH) à des interventions visant à reprendre le contrôle de plusieurs zones.


Dans son courrier, Wilson Joseph affirme avoir hissé le « drapeau blanc » depuis le 20 août 2026. Il exprime également ses préoccupations concernant le déploiement des forces internationales, en particulier les militaires salvadoriens, et demande l’ouverture d’une démarche de dialogue sous l’égide des Nations unies.


Toutefois, la confirmation de réception de cette lettre ne signifie aucunement que l’organisation internationale entend donner suite aux demandes formulées par son auteur.


Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a apporté des précisions sur la position de l’organisation. Il a notamment indiqué que la réception de cette correspondance ne constitue ni une reconnaissance de son auteur, ni une approbation de son contenu, encore moins une prise de position officielle des Nations unies.


Cette précision est importante. Elle distingue clairement une démarche administrative de réception d’un courrier d’une éventuelle décision politique ou diplomatique de l’organisation.


Par ailleurs, Wilson Joseph fait l’objet de poursuites judiciaires et de recherches aux États-Unis, selon les informations communiquées à son sujet.


Cette initiative soulève de nouvelles interrogations sur les intentions des groupes armés face à l’intensification des opérations sécuritaires. Alors que des populations continuent de subir les conséquences de la violence, la question d’un éventuel dialogue avec les chefs de gangs reste particulièrement sensible dans l’opinion publique haïtienne.


Pour de nombreuses victimes, les attentes restent les mêmes : la fin des violences, le retour à la sécurité, la possibilité de regagner leurs quartiers et l’accès à une vie normale.


En attendant, la position exprimée par l’ONU ne laisse place à aucune ambiguïté sur un point : recevoir une lettre ne signifie pas reconnaître son expéditeur ni accepter ses propositions.


Jean Rony Poito PETIT FRERE

 
 
 

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