Kenya : un pasteur condamné à 200 ans de prison pour le massacre de 191 fidèles à Shakahola
Le drame de la forêt de Shakahola continue de marquer profondément le Kenya. Trois ans après la découverte de centaines de corps dans cette zone forestière de l’est du pays, Paul Mackenzie, chef d’une organisation religieuse accusée d’avoir entraîné ses adeptes vers la mort, vient d’être condamné à 200 ans de prison.

Le verdict a été prononcé le 6 novembre 2026 à Mombasa. L’affaire concerne la mort de 191 personnes, parmi lesquelles 190 enfants et un adulte. Les victimes avaient été retrouvées après des recherches menées dans la forêt de Shakahola en 2023.
Au cœur de cette tragédie se trouvent les enseignements de Paul Mackenzie, qui se présentait comme un pasteur et dirigeait l’Église internationale de la Bonne Nouvelle. Il aurait convaincu ses fidèles que le jeûne prolongé leur permettrait d’accéder au royaume de Jésus. Cette pratique extrême a conduit plusieurs personnes à mourir de faim.
La découverte des corps avait révélé l’ampleur des conséquences de cette emprise religieuse. L’affaire avait également soulevé de sérieuses interrogations sur les mécanismes de surveillance des communautés religieuses au Kenya et sur la capacité des autorités à intervenir face aux pratiques mettant en danger la vie de leurs membres.
Avec cette condamnation, la justice kényane sanctionne le rôle du prédicateur dans les décès examinés au cours de la procédure. Paul Mackenzie échappe néanmoins à la peine capitale et devra purger une peine de 200 ans de réclusion.
Le massacre de Shakahola reste un symbole des dangers liés aux dérives sectaires et à l’exploitation de la foi à des fins criminelles. Il relance également les discussions sur la nécessité de mieux encadrer les mouvements religieux afin d’éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.
Jean Rony Poito PETIT FRERE









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