Insécurité et précarité : les petits commerçants se mobilisent pour leurs familles
- Joel Agoudou
- il y a 20 heures
- 2 min de lecture
À l’approche de la rentrée scolaire du 7 septembre, l’inquiétude gagne de nombreux petits commerçants confrontés aux conséquences de l’insécurité à Port-au-Prince. Pour ces travailleurs du secteur informel, la crise sécuritaire ne menace pas seulement leurs activités. Elle compromet aussi leur capacité à répondre aux besoins de leurs familles.

Le Mardi 1er septembre 2026, plusieurs dizaines de commerçants ont participé à une marche pacifique organisée par le Collectif des citoyens du secteur informel haïtien et des petites entreprises. Le mouvement est parti de Boudon avant de se rendre devant la Villa d’Accueil, à Delmas 60.
Parmi les participants figuraient des commerçants qui exerçaient leurs activités au Champs-de-Mars. Certains expliquent ne plus pouvoir travailler normalement dans cette zone depuis près de deux ans, en raison des violences et des affrontements entre groupes armés.
Cette situation a lourdement réduit leurs revenus. Avec la rentrée scolaire qui approche, plusieurs parents disent se retrouver face à des dépenses qu’ils peinent à couvrir, notamment pour les frais de scolarité, les uniformes, les livres et les autres fournitures scolaires.
Le collectif sollicite ainsi une intervention de l’État. Il demande notamment une aide financière d’au moins 100 000 gourdes par commerçant afin de permettre aux parents de préparer la rentrée de leurs enfants.
Au-delà de cette assistance financière, les manifestants réclament des mesures pour améliorer la sécurité et permettre la circulation sur les principaux axes routiers. Ils estiment que la reprise des activités économiques reste difficile tant que les travailleurs ne peuvent pas accéder librement à leurs lieux de travail.
Selon les organisateurs, cette mobilisation représente leur sixième action publique autour de la question sécuritaire. Ils demandent au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et à son gouvernement d’apporter des réponses concrètes aux difficultés du secteur informel.
Le collectif annonce déjà une possible nouvelle mobilisation le 7 septembre, jour prévu pour la rentrée scolaire. En l’absence de réponse des autorités, les commerçants menacent de se rendre à nouveau devant la Villa d’Accueil, cette fois accompagnés de leurs enfants.
À quelques jours de la rentrée, leur message est clair : ils veulent pouvoir travailler, subvenir aux besoins de leurs familles et préparer leurs enfants pour la nouvelle année scolaire.
Jean Rony Poito PETIT FRERE









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