Haïti : le président Bukele conteste les rapports sur de présumées frappes aériennes
Le président salvadorien Nayib Bukele a vivement contesté les accusations faisant état de bombardements aériens et d’utilisation d’engins explosifs par les forces de sécurité engagées dans la lutte contre les gangs en Haïti.

Dans une intervention publiée sur son compte X, le dirigeant salvadorien a défendu la mission de son pays et mis directement en cause la crédibilité de certaines organisations non gouvernementales.
Bukele s’est particulièrement attardé sur la présence des hélicoptères salvadoriens en Haïti. Selon lui, ces appareils ne sont arrivés dans le pays que le 29 octobre 2026, alors que le rapport évoquant de présumées frappes aériennes aurait été publié la veille. Il soutient également qu’aucune mission n’a encore été effectuée par ces hélicoptères depuis leur arrivée.
« Des bombes ? Notre mission ne dispose même pas de bombes », a déclaré le président salvadorien, rejetant ainsi les accusations visant le contingent de son pays.
Dans le même message, Nayib Bukele a lancé de sévères critiques contre certaines ONG. Il les accuse de propager des informations mensongères et de défendre les intérêts de groupes criminels et de cartels tout en se présentant comme des organisations humanitaires.
Cette réaction intervient après une déclaration de la Force de répression des gangs (FRG), qui a également rejeté les allégations relatives à l’utilisation d’explosifs et aux bombardements aériens. La force affirme que ses unités, y compris les militaires salvadoriens et les hélicoptères placés sous son commandement, ne transportent aucun engin explosif.
La FRG assure par ailleurs conduire ses interventions conformément à ses règles d’engagement, au droit international des droits de l’homme et aux normes applicables aux opérations de sécurité. Elle présente la protection des civils comme une priorité de sa mission.
Alors que les opérations contre les groupes armés se poursuivent en Haïti, cette controverse relance le débat sur les méthodes employées par les forces de sécurité et sur les mécanismes de vérification des informations concernant leurs interventions. Les déclarations de la FRG et de Nayib Bukele constituent, à ce stade, des démentis officiels des accusations évoquées.
Jean Rony Poito PETIT FRERE









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