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Haïti : le Canada met en garde contre la candidature de personnes visées par des sanctions internationales

il y a 6 heures
2 min de lecture

À l’approche des prochaines élections générales en Haïti, la question de l’intégrité des candidats s’invite dans le débat diplomatique. Le Canada exprime ses préoccupations face à la possibilité de voir des personnalités faisant l’objet de sanctions internationales se porter candidates aux prochaines élections. Ottawa estime que de telles candidatures pourraient fragiliser la confiance de la population et compromettre les efforts de rétablissement de la démocratie.

Dans une déclaration consacrée à l’intégrité du processus électoral haïtien, le gouvernement canadien rappelle que les prochaines élections représentent une étape importante pour sortir le pays de la crise institutionnelle et rétablir une gouvernance démocratique. Pour Ottawa, la crédibilité de ce rendez-vous dépendra notamment du respect des principes de transparence, de responsabilité et d’intégrité.


Le Canada s’inquiète particulièrement des démarches de certaines personnes sanctionnées au niveau international pour leur implication présumée dans des activités liées à la violence, à la corruption, aux violations des droits humains et à la déstabilisation d’Haïti. Il considère que leur participation à la compétition électorale risque de remettre en question la confiance des citoyens dans les institutions et dans les résultats du scrutin.


La diplomatie canadienne rappelle que les sanctions internationales concernent notamment les personnes associées à des réseaux criminels et à des gangs armés, aux trafics illicites, au blanchiment d’argent et à des actes portant atteinte à la paix et à la stabilité du pays. Ottawa insiste sur la nécessité de maintenir l’application de ces mesures.


Au-delà de la question des candidatures, le Canada soulève un enjeu institutionnel important. Selon sa déclaration, l’exercice d’une fonction élective implique la gestion de ressources publiques et des relations avec des systèmes financiers et réglementaires nationaux et internationaux. Ces responsabilités exigent des garanties d’intégrité et la capacité d’exercer un mandat officiel sans entrave.


Dans ce contexte, Ottawa appelle les autorités haïtiennes, particulièrement le Conseil électoral provisoire (CEP), à appliquer strictement les lois et règlements en vigueur. Il invite également les responsables politiques à faire preuve de leadership et à placer l’intérêt général au-dessus des ambitions individuelles.


Cette prise de position intervient alors que les préparatifs électoraux se poursuivent dans un contexte national marqué par l’insécurité, la fragilité des institutions et les difficultés à restaurer la confiance publique. La question de la participation des personnalités sanctionnées pourrait ainsi devenir un sujet important dans les discussions autour des critères d’éligibilité et de la transparence du processus.


Toutefois, le Canada rappelle que l’avenir politique du pays appartient avant tout aux Haïtiens. Il réaffirme leur droit de choisir librement leurs dirigeants et appelle à la mise en place de conditions permettant à la population de participer à des élections crédibles et pacifiques.


Derrière cette déclaration diplomatique se pose une question fondamentale pour la transition haïtienne : comment garantir que les prochaines élections permettent de renouveler les institutions tout en respectant les exigences légales et les principes de responsabilité publique ?


Pour Ottawa, la réponse passe par un processus électoral transparent, une application continue des sanctions internationales et des institutions capables de garantir la confiance des électeurs. Le gouvernement canadien assure enfin qu’il continuera à soutenir les efforts conduits par les Haïtiens pour rétablir la sécurité et reconstruire les institutions démocratiques.


Jean Rony Poito PETIT FRERE

 
 
 

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