Haïti et le Kenya renforcent leur coopération sécuritaire et institutionnelle
- Joel Agoudou
- 10 avr.
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La Ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, a reçu ce vendredi 10 avril, en audience le Consul général de la République du Kenya, Ambassadeur Noor Gabow. Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement des discussions bilatérales autour de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), conduite par Nairobi, et de sa transition vers la future Force de Répression des Gangs (FRG).

Au cœur des échanges figurent la sécurité, la paix et le respect des droits humains. L’Ambassadeur Gabow a réaffirmé l’engagement du Kenya à accompagner Haïti dans ses efforts de stabilisation, en particulier par des programmes de formation destinés à la Police nationale et à l’administration publique. Une coopération qui, selon les deux parties, doit s’élargir à d’autres domaines afin de consolider les liens entre Haïti et le continent africain.
Selon le communiqué, la fin annoncée de la MMAS marque une étape charnière. Elle ouvre la voie à une nouvelle dynamique de partenariat, mais soulève aussi des interrogations : la FRG saura-t-elle répondre aux attentes d’une population exaspérée par l’insécurité chronique et la lenteur des réformes institutionnelles ? Les promesses de soutien international devront se traduire rapidement en actions tangibles pour éviter que ce nouvel instrument ne reste lettre morte.
La Ministre Raina Forbin a salué l’engagement du Kenya et réaffirmé la volonté du gouvernement haïtien, dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, de travailler étroitement avec ses partenaires internationaux. Objectif affiché : créer les conditions propices à la stabilité et à l’organisation d’élections crédibles. Mais au-delà des déclarations diplomatiques, la réussite de cette coopération dépendra de la capacité des autorités haïtiennes à instaurer un climat sécuritaire réel et à mobiliser les moyens nécessaires.
En définitive, cette rencontre illustre la volonté d’Haïti de diversifier ses alliances et de s’ancrer davantage dans une coopération Sud-Sud. Reste à savoir si cette volonté politique saura dépasser le stade des communiqués pour se traduire en résultats concrets sur le terrain.






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