HAÏTI D’ABORD, TOUT LE RESTE APRÈS : VALÉRIE NADIA VICTOR APPELLE À L’UNITÉ POUR SAUVER LE PAYS
Port-au-Prince — Alors qu’Haïti traverse une crise profonde, marquée notamment par l’insécurité, l’affaiblissement des institutions, les déplacements de populations, la précarité économique, la pauvreté et l’insécurité alimentaire, la Secrétaire générale du Mouvement patriotique du renouveau (MPARE), Mme Valérie Nadia Victor, appelle à un véritable sursaut national.

Son message est clair : Haïti doit redevenir la priorité absolue.
Mme Victor invite les différentes composantes de la société haïtienne à dépasser les clivages, les rivalités et les intérêts particuliers afin de placer l’intérêt national au-dessus de toute autre considération.
« Haïti d’abord », un principe de responsabilité nationale
Pour la Secrétaire générale du MPARE, l’heure n’est plus aux divisions qui fragilisent davantage une société déjà durement éprouvée.
Elle appelle les acteurs politiques, économiques, religieux, sociaux et communautaires, ainsi que l’ensemble des citoyens, à privilégier le dialogue et la recherche de solutions communes face aux nombreux défis auxquels le pays est confronté.
« Haïti d’abord » doit ainsi dépasser le stade du slogan pour devenir une véritable ligne de conduite : avant les intérêts personnels, Haïti ; avant les intérêts de groupes, Haïti ; avant les ambitions particulières, Haïti.
Un appel aux autorités pour restaurer un climat sécuritaire
Valérie Nadia Victor appelle également les autorités compétentes à prendre les mesures nécessaires pour restaurer un climat sécuritaire durable sur l’ensemble du territoire national.
Pour elle, aucune reconstruction véritable ne pourra être engagée sans un minimum de sécurité. La population doit pouvoir circuler, travailler, étudier, entreprendre et vivre dans des conditions respectueuses de ses droits et de sa dignité.
La restauration de l’autorité de l’État, le renforcement des institutions, l’accès à la justice et la protection des populations doivent, selon cette vision, figurer parmi les priorités immédiates.
Mais la crise haïtienne ne se limite pas à la question sécuritaire. L’éducation, la santé, l’emploi, l’agriculture, les infrastructures, l’accompagnement des personnes déplacées et la relance de l’économie doivent également s’inscrire dans une stratégie nationale de sortie de crise.
La société civile appelée à prendre ses responsabilités
Le MPARE rappelle par ailleurs qu’il est une structure de la société civile et non un parti politique. Sa démarche s’inscrit dans la promotion du dialogue, de la responsabilité citoyenne, de la paix et de la cohésion sociale.
Dans cette perspective, Mme Victor estime que la société civile doit jouer pleinement son rôle dans le débat national, en favorisant le rapprochement entre les différents secteurs et en contribuant à la recherche de solutions aux problèmes du pays.
Elle appelle notamment les jeunes, les femmes, les organisations de la société civile, les institutions religieuses, les professionnels, les entrepreneurs, les universitaires et les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité et à privilégier ce qui rassemble plutôt que ce qui divise.
Sauver la maison commune
Pour Valérie Nadia Victor, la gravité de la situation exige un dépassement collectif. Haïti ne peut durablement avancer si les intérêts particuliers continuent de primer sur l’intérêt général.
La reconstruction du pays nécessitera des décisions institutionnelles, un leadership responsable et des institutions crédibles, mais également une mobilisation citoyenne et une volonté commune de reconstruire la confiance.
Son appel se résume finalement à une conviction : Haïti avant les querelles, Haïti avant les ambitions personnelles, Haïti avant les intérêts particuliers et Haïti avant les divisions.
Haïti d’abord. Tout le reste après.









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