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Hausse du carburant en Haïti : les ouvriers du textile réclament un salaire minimum de 3 000 gourdes

La hausse des prix des produits pétroliers relance la colère dans le secteur textile en Haïti. Depuis le lundi 13 avril 2026, des ouvriers observent trois journées de grève pour dénoncer l’augmentation du carburant et exiger une revalorisation du salaire minimum à 3 000 gourdes par jour.

Le mouvement social, lancé dans plusieurs entreprises du secteur textile, devait initialement être suspendu après une rencontre entre le Conseil supérieur des salaires (CSS) et le ministre des Affaires sociales et du Travail, Marc-Élie Nelson.


Cependant, le coordonnateur général de la Centrale Nationale des Ouvriers Haïtiens (CNOHA), Dominique St-Éloi, a rejeté cette décision. Il a confirmé le maintien de la grève jusqu’au mercredi 15 avril.


Selon lui, les revendications des travailleurs ne se limitent pas à la question salariale. Elles concernent aussi la dégradation générale des conditions de vie des ouvriers.


Des revendications plus larges que le salaire


Les syndicats demandent un accompagnement social durable pour les employés du textile. Ils réclament notamment :


une aide pour les frais de scolarité ;


une prise en charge partielle des soins de santé ;


un soutien au logement ;


une baisse des frais de transport ;


une réduction immédiate des prix du carburant.


Les responsables syndicaux dénoncent une flambée du coût de la vie devenue insoutenable. Ils soulignent notamment l’explosion des loyers dans certaines zones considérées comme plus sûres, où un logement de deux chambres peut désormais coûter entre 4 000 et 5 000 dollars américains.


Le prix du carburant au cœur de la mobilisation


Actuellement, les nouveaux tarifs à la pompe aggravent davantage la situation :


la gasoline est fixée à 725 gourdes le gallon ;


le diesel atteint 850 gourdes ;


le kérosène s’élève à 845 gourdes.


Pour les syndicats, cette hausse est d’autant plus difficile à accepter qu’une journée de travail dans le textile reste fixée à 685 gourdes, soit un montant inférieur au prix de certains carburants.


Les représentants des ouvriers qualifient cette situation d’« aberration ». Ils reprochent également au gouvernement de ne jamais avoir réduit les prix à la pompe malgré la baisse du baril sur le marché international ces derniers mois.


De nouvelles mobilisations annoncées


Les discussions engagées avec le ministère des Affaires sociales n’ont, selon les syndicats, apporté aucune réponse technique ni économique satisfaisante.


En conséquence, les organisations ouvrières annoncent déjà de nouvelles mobilisations. Leur objectif reste inchangé : obtenir un salaire minimum de 3 000 gourdes et des mesures concrètes pour améliorer les conditions de vie des travailleurs du secteur textile.


Pour l’heure, aucune annonce officielle n’a été faite par les autorités face à cette nouvelle vague de protestation.


Le Reflet

 
 
 

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