Haïti – Gouvernance : Conseil des ministres tenu, de nouvelles nominations annoncées
- Joel Agoudou
- 21 mars
- 2 min de lecture
Comme annoncé par la rédaction de Le Refet, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a tenu son premier Conseil des ministres ce vendredi 20 mars 2026 au Palais national. À cet effet, de nouvelles nominations ont été effectuées par le locataire de la primature, confirmant sa volonté de reprendre fermement les rênes de l’appareil étatiques.

Selon la Primature, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a présidé cette séance du Conseil des ministres, convoquée conformément à l’agenda du gouvernement, ce Conseil se penche sur les dossiers prioritaires de la nation, dans le souci d’apporter des réponses concrètes aux enjeux actuels.

D’après les informations disponibles, plusieurs personnalités ont été nommées à la tête d’institutions publiques. Jacques Stevens Thimoléon, ancien député de Petit-Goâve et membre du parti politique PHTK, devient directeur général du BMPAD. Franck Lauture, lui aussi ancien député, prend la direction de l’INFP.
Par ailleurs, Lovelie François est désormais à la tête de l’ONA, avec Botawany Joseph comme adjoint. Pierre André Gédéon dirige l’ANAP, Patrick Delatour prend les rênes de l’ISPAN, et Génard Joseph est nommé secrétaire d’État aux Personnes handicapées. En outre, Ricardo Jean-Baptiste est placé à la tête du CAN, précédemment dirigé par un proche de Gérald Gilles.
Alors que la capitale, Port-au-Prince étouffe par la violence des gangs armés, il s’agit du premier Conseil des ministres organisé au Palais national depuis que le Premier ministre, désormais seul représentant de l’exécutif, a procédé à ces nominations.
À l’issue des travaux, le gouvernement a indiqué qu’un compte rendu détaillé sera communiqué à la population.
Désormais seul maître à bord, Alix Didier Fils-Aimé entend placer de nouvelles figures à la tête des institutions publiques. Plusieurs directeurs généraux et responsables d’organismes étatiques devraient être installés très prochainement.
Ce changement, qualifié de « replâtrage » par certains observateurs, soulève une interrogation centrale : servira-t-il réellement les intérêts du peuple haïtien ou renforcera-t-il avant tout le pouvoir exécutif ? Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante et l’urgence du redressement économique, les attentes de la population demeurent claires : sécurité, stabilité et relance économique.
Le Reflet






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