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Crise politique : Fòs Chanjman Nasyonal exige la fin du mandat du CPT le 6 février 2026

Le parti politique Fòs Chanjman Nasyonal (FCN) a réaffirmé, lors d’une conférence de presse tenue le mardi 20 janvier 2026, que le mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT) arrive à échéance le 6 février 2026 à 23 h 59, et qu’aucune prolongation ne saurait être acceptable. Pour le FCN, le respect de cette date constitue une ligne rouge politique et institutionnelle incontournable.

Selon le parti, la crise multidimensionnelle que traverse actuellement le pays est la conséquence directe de l’absence de dialogue et de confiance entre les acteurs politiques et sociaux, mais aussi de pratiques de gouvernance jugées inefficaces et entachées de corruption au cours des vingt deux mois de transition. Le FCN estime que le maintien du CPT au delà de la date du 6 février ne ferait qu’aggraver la situation et pourrait provoquer une réaction populaire incontrôlable.

Prenant la parole, le secrétaire général du parti, Jean Junior Rémy, a souligné que la sortie de crise ne peut être décidée par un cercle restreint ni à travers des arrangements fermés. Il plaide pour un consensus national, impliquant l’ensemble des forces politiques ainsi que la société civile, dans le respect de la souveraineté populaire.

Il a averti que toute tentative de dépassement du mandat du CPT serait perçue comme une violation grave de la légitimité institutionnelle, susceptible de plonger le pays dans le chaos, quarante ans après les événements marquants du 7 février 1986. Selon lui, la colère populaire actuelle constitue un signal historique que les dirigeants ne doivent pas ignorer.


Dans cette perspective, le FCN appelle les forces politiques et les organisations de la société civile, notamment l’Accord de Karibe, l’Accord du 14 Août, l’Alliance nationale de rupture, le G10, l’Alliance Vertière et le Grand Bloc, à engager un dialogue national sérieux, responsable et inclusif, en vue de proposer une équipe de transition honnête et compétente pour succéder au CPT.


Jean Junior Rémy a également insisté sur l’urgence d’organiser en 2026 des élections libres, inclusives et crédibles, de garantir une participation effective de la jeunesse aux décisions nationales et de mettre un terme aux pratiques de corruption qui ont marqué la transition en cours.


Enfin, le secrétaire général du FCN a précisé que la démarche du parti ne vise pas à remplacer un groupe par un autre, mais à instaurer un changement profond de logique dans l’exercice du pouvoir, afin de protéger l’institution présidentielle, d’éviter le vide ou le désordre après le départ du CPT, et d’offrir à Haïti un leadership légitime, responsable et tourné vers l’avenir.


Le Reflet

 
 
 

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