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Coup de massue de Washington : deux membres du CPT frappés par des sanctions de visa américaines

Le Département d’État américain a annoncé, ce dimanche 25 janvier 2026, l’imposition de restrictions de visa sévères à l’encontre de deux membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), ainsi qu’à leurs familles immédiates. Cette décision intervient dans un contexte de tensions aiguës au sommet de l’exécutif haïtien, quelques jours seulement après des manœuvres internes visant la révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.

Selon Washington, ces mesures visent des conseillers soupçonnés d’implication directe ou indirecte dans des opérations liées à des groupes criminels armés. Les autorités américaines estiment que ces responsables auraient entravé les efforts de l’État haïtien dans la lutte contre les gangs, dont certains sont désormais classés comme organisations terroristes étrangères par les États-Unis.


Les sanctions s’appuient sur les dispositions de la loi américaine sur l’immigration (Immigration and Nationality Act – INA), qui autorise le refus d’entrée sur le territoire américain à toute personne dont la présence est jugée préjudiciable aux intérêts stratégiques et à la politique étrangère des États-Unis. Fait notable, ces restrictions ne concernent pas uniquement les officiels visés, mais s’étendent également à leurs conjoints et à leurs enfants.


Dans un communiqué sans équivoque, le Département d’État affirme vouloir exiger des comptes de la part des acteurs qui contribuent à la déstabilisation de la région, tout en réaffirmant son engagement à soutenir la stabilité institutionnelle et sécuritaire d’Haïti. Washington dénonce par ailleurs les luttes d’influence politiques internes qui, selon lui, paralysent l’action publique alors que le pays est confronté à une violence endémique des gangs armés.


À ce stade, les noms des deux conseillers sanctionnés n’ont pas été officiellement rendus publics par la diplomatie américaine. Ce silence stratégique alimente néanmoins une pression croissante sur l’ensemble du Conseil Présidentiel de Transition, déjà fragilisé par des divisions internes et une crise de gouvernance persistante.


Le Reflet

 
 
 

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