Chimen Delivrans réclame une évaluation du gouvernement et un exécutif de sauvetage national
Par Gesnel Moïse
La plateforme politique Chimen Delivrans réclame une évaluation de la gouvernance du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et la mise en place d’un gouvernement de sauvetage national, à l’approche du 13 décembre. Dans une note publiée ce lundi 26 octobre 2026, elle fait part de ses inquiétudes face à la dégradation de la situation sécuritaire et aux difficultés persistantes auxquelles la population haïtienne est confrontée.

La plateforme attire notamment l’attention sur la disparition de militaires salvadoriens membres de la Force de répression des gangs (FRG), signalée depuis le week-end dans la plaine du Cul-de-Sac. Elle redoute les conséquences d’éventuelles représailles entre les groupes armés et les forces associées à l’intervention contre les gangs. Elle appelle ainsi les autorités gouvernementales à assumer leurs responsabilités face à cette situation.
Sur le plan politique, Chimen Delivrans invite les acteurs politiques et sociaux à examiner la gestion de la période intérimaire dirigée par Alix Didier Fils-Aimé depuis le départ du Conseil présidentiel de transition (CPT), le 7 février dernier. Selon la plateforme, cette démarche devrait permettre d’identifier les changements nécessaires pour répondre aux urgences nationales.
Pour conduire ce processus, Chimen Delivrans propose la création d’un comité chargé de faciliter le dialogue entre les acteurs politiques, les entités engagées dans le processus électoral et le président du Conseil des ministres. La structure envisagée comprendrait cinq représentants du secteur politique, un représentant du patronat et un représentant de la société civile. Les membres devraient, selon la proposition, faire preuve d’intégrité morale et de rigueur dans leur travail.
Chimen Delivrans souhaite également que cette concertation débouche sur des ajustements au sein du Conseil électoral provisoire (CEP) et de l’appareil gouvernemental. La plateforme déplore les réponses qu’elle juge insuffisantes face aux besoins de la population. Elle cite notamment la réouverture des routes nationales, de l’aéroport international de Port-au-Prince et du stade Sylvio Cator, ainsi que l’octroi d’une aide financière aux personnes déplacées pour payer leur loyer et relancer leurs activités économiques affectées par les violences des gangs.
La plateforme appelle les acteurs engagés dans la vie nationale à privilégier le dialogue, le sens des responsabilités et la recherche de solutions pour éviter une nouvelle aggravation de la crise.
Le reflet









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