Bigues Floristal accuse la communauté internationale d’ingérence et de responsabilité dans la crise haïtienne
- Joel Agoudou
- 24 janv.
- 2 min de lecture
Dans une déclaration rendue publique à l’attention de la communauté internationale, le citoyen haïtien Bigues Floristal a exprimé une opposition ferme à toute forme d’ingérence étrangère dans les affaires politiques et institutionnelles d’Haïti.

Selon lui, les interventions répétées de partenaires internationaux, loin de favoriser la stabilité, la démocratie ou le renforcement de l’État haïtien, ont contribué à l’affaiblissement progressif des institutions nationales et à l’érosion de la souveraineté du pays.
Dans sa prise de position, Bigues Floristal rappelle que plusieurs acteurs politiques aujourd’hui critiqués ou qualifiés de criminels par certains partenaires internationaux ont, par le passé, bénéficié de leur soutien ou de leur collaboration. Il estime que cette responsabilité historique dans les choix politiques opérés ne saurait être ignorée, ni réécrite.
Abordant la situation du Conseil présidentiel de transition (CPT) et du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le déclarant considère que ces autorités s’inscrivent dans une continuité politique fortement influencée par des décisions, des agendas et des pressions extérieures. Il soutient qu’elles résultent davantage de compromis internationaux que d’un processus pleinement souverain reflétant la volonté réelle du peuple haïtien.
Pour Bigues Floristal, Haïti ne pourra envisager une sortie de crise durable tant que ses choix politiques fondamentaux continueront d’être dictés, orientés ou validés depuis l’extérieur. Il affirme que le respect de la souveraineté nationale constitue une condition indispensable à toute solution crédible et pérenne.
Il appelle en conséquence la communauté internationale à assumer sa part de responsabilité, à renoncer aux approches qu’il qualifie de paternalistes et à permettre aux Haïtiens de définir eux-mêmes leur avenir politique, sans ingérence, sans imposition de solutions préconçues et sans manipulation des acteurs locaux.
Cette déclaration se veut, selon ses termes, un appel à la lucidité, à la responsabilité et au respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.





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