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ANFOS POU SOVE LONÈ interpelle l’ONU sur les risques sécuritaires avant les élections

il y a 10 heures
2 min de lecture

Port-au-Prince, 24 septembre 2026. Le groupement politique ANFOS POU SOVE LONÈ demande aux Nations Unies de renforcer les mesures de prévention et d’accompagnement avant la tenue des prochaines élections en Haïti. Dans une lettre adressée le 21 septembre au secrétaire général de l’ONU, António Guterres, le regroupement estime que la situation sécuritaire actuelle fait peser des risques importants sur la crédibilité et la sécurité du scrutin.

ANFOS POU SOVE LONÈ s’appuie notamment sur les violences qui continuent de toucher plusieurs régions du pays. Le groupe rappelle l’attaque survenue à Kenscoff les 23 et 24 août, qu’il présente comme ayant fait plus de 47 morts, dont des enfants, et entraîné de nouveaux déplacements de population.


Le regroupement cite également les données publiées par le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti. Selon le BINUH, au moins 1 408 personnes ont été tuées et 656 blessées entre avril et juin 2026.


À cette situation sécuritaire s’ajoute une crise humanitaire. ANFOS POU SOVE LONÈ évoque environ 1,5 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays et 5,83 millions de personnes confrontées à une insécurité alimentaire aiguë. Cette dernière donnée correspond à 52 % de la population analysée pour la période de mars à juin 2026, selon les données de la CNSA et de ses partenaires.


Pour le groupement politique, ces conditions doivent être prises en compte dans la préparation du processus électoral. Il estime que l’accès au vote, la protection des électeurs et des candidats, ainsi que l’égalité de traitement entre les acteurs politiques doivent faire l’objet de garanties spécifiques.


Dans sa correspondance à António Guterres, ANFOS POU SOVE LONÈ formule six demandes. Il réclame notamment une évaluation publique de la situation sécuritaire avant le scrutin, département par département, des garanties renforcées d’impartialité, la protection des électeurs, candidats, observateurs et personnels électoraux, ainsi qu’un mécanisme de prévention et d’alerte rapide contre les violences électorales.


Le groupement demande aussi des dispositions particulières pour permettre aux personnes déplacées et aux citoyens vivant dans les zones affectées par l’insécurité d’exercer leur droit de vote. Il souhaite enfin un accompagnement international renforcé du processus électoral, dans le respect de la souveraineté haïtienne.


ANFOS POU SOVE LONÈ précise qu’il ne demande ni l’abandon des élections ni leur report indéfini. Le regroupement affirme plutôt vouloir des conditions permettant au scrutin de contribuer à la stabilité et à la réconciliation nationale.


La lettre, signée par Walsonn Sanon, président du groupement, a été transmise pour information au président du Conseil de sécurité de l’ONU, au BINUH, au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, à l’OEA, à la CARICOM, à l’Union africaine, au Conseil électoral provisoire, au gouvernement haïtien et au corps diplomatique accrédité en Haïti.


Jean Rony Poito PETIT FRERE

 
 
 

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