André Michel favorable à l’exigence de 30 000 membres imposée aux partis politiques par le CEP
- Joel Agoudou
- 8 mai
- 2 min de lecture
L’homme politique haïtien André Michel s’est déclaré favorable à la disposition contenue dans la proposition de décret électoral du Conseil Électoral Provisoire (CEP), exigeant des partis, regroupements ou groupements politiques une liste de 30 000 membres, adhérents ou sympathisants pour pouvoir participer aux compétitions électorales.

Invité sur Scoop FM, dans le cadre de l’émission Haïti Débat, André Michel a estimé que l’intention du CEP est « bonne » et vise principalement à mieux organiser le processus électoral en Haïti.
Cette mesure est prévue à l’article 139 du projet de décret électoral, qui précise :
« Pour être habilité à présenter des candidatures aux postes électifs, tout parti, groupement ou regroupement de partis politiques agréé par le CEP est tenu de soumettre une liste de trente mille (30 000) membres, adhérents ou sympathisants jouissant de leurs droits civils et politiques. »
Selon André Michel, cette disposition pourrait contribuer à réduire le nombre excessif de candidats, particulièrement lors des élections présidentielles, où les bulletins de vote deviennent souvent trop lourds et difficiles à gérer.
L’avocat considère qu’il est normal que des critères légaux soient établis afin de garantir un certain niveau de représentativité et de crédibilité aux partis politiques engagés dans la compétition électorale. Toutefois, il précise que la réalité des candidatures présidentielles est différente de celle des élections communales, législatives ou locales.
Au cours de l’émission, André Michel a également appelé les différents acteurs politiques à comprendre la décision du CEP, affirmant que le pays fait face à une crise électorale et institutionnelle grave nécessitant des mesures fortes pour mieux structurer la vie politique nationale.
Pour plusieurs observateurs, cette proposition du CEP pourrait relancer le débat sur la réforme du système partisan en Haïti et sur la nécessité de réduire l’émiettement politique avant les prochaines élections.









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